Afin d'avoir un avis plus objectif sur certains films récents, j'ai choisi de donner un avis à chaud, résumé en quelques lignes seulement. Comme le titre de cette rubrique l'indique, il s'agit là d'une critique furtive, quelque peu détaillée quand même, en attendant celle, plus profonde, de la sortie DVD, permettant une analyse plus longue, et plus fouillée.

Je commence cette rubrique par Spiderman 3:


18754165SPIDERMAN 3

Un film de Sam Raimi

Pays: USA
Année: 2007
Genre: Action

Synopsis:

Peter Parker a enfin réussi à concilier son amour pour Mary-Jane et ses devoirs de super-héros. Mais l'horizon s'obscurcit. La brutale mutation de son costume, qui devient noir, décuple ses pouvoirs et transforme également sa personnalité pour laisser ressortir l'aspect sombre et vengeur que Peter s'efforce de contrôler...

Critique:

Peter Parker, de retour pour une nouvelle aventure...

On l'attendait depuis plus de deux ans, cette suite des péripéthies de Spiderman, l'homme araignée toujours en proie au doute, dans cette ultime épisode de la trilogie.

Sam Raimi, renoue avec le succès du second volet, qui laissait le spectateur, figé, entre deux aversions possibles.
L'une, à vocation commerciale, film de divertissement, gros budget et pop corns à l'horizon.
L'autre, appellait à une démarche plus auteuriste. Survol abile de la lutte du bien contre le mal. Légèreté cinématographique, contemplation du comportement intérieur de ses protagonnistes, "Spiderman 2" laissait le spectateur baba d'admiration.

Quid ce ce troisième volet ?

Le cinéaste reprend la recette du cinéma commercial intelligent. Dopé par le double maléfique de Parker, Spiderman se bat cette fois ci contre lui même. Représentation intelligente de la lutte du bien contre le mal, une nouvelle fois.

Spiderman 3 appelle au doute. Le doute d'un adolescent en phase de devenir adulte, appartement à gérer, vie de couple à maintenir, assurément, Peter Parker est devenu adulte.
L'impasse faite sur sa vie antérieure, lui permet d'affronter au mieux ces pouvoirs. Mais lorsque son couple bat de l'aile, impossible de ne pas se souvenir du temps passé. Celui durant lequel, ses pouvoirs étaient suspendus par la psychologie, justement.

Raimi, plonge alors le spectateur dans une oeuvre intéressante. L'on observe avec quel acharnement, Parker tente de démystifier son costume noir. D'abord attiré, puis révulsé, il comprend.
Comprend que l'habit n'est pas le reflet de l'état. Comprend aussi que l'égoisme, est la source de son mal.
Sa Mary-Jane se perd dans les bras d'un autre homme, accessoirement son ancien meilleur ami, afin de lui apporter davantage encore de mal, qu'il n'en éprouvait déjà.

18700903Là se trouve la qualité principale de ce "Spiderman 3". Derrière un faciès commercial, il aborde des thématiques intéressantes. Comme le difficile passage du monde adolescent à celui d'adulte.

Mais à trop vouloir en faire, ou à trop vouloir renouer avec le succès critique du second opus, Raimi perd à certains moments, un peu de sa superbe. Lorgant davantage du côté de Spiderman, premier du nom, dont l'évocation du Bouffon vert rappelle les scènes d'action spectaculaires du moment, mais loin de l'humour et la légereté du deuxième épisode.

Le trop plein d'ennemis de ce troisième épisode, ou la réutilisation du père d'Harry comme moteur principal de sa quête vengeresque, appelle à une suite un tantinet trop convenue.
De plus, en rendant Parker/Spiderman idole de l'amérique post-11 Septembre, Raimi balaye étonnemment le mythe de l'incertitude du Spiderman 2. Contresens étrange, pour viser peut être plus large. Dommage.

En définitive, Sam Raimi réalise un film pas totalement parfait, mais déjà très bon.